yajiezeng

中法双语博客 Un blog bilingue

Jeudi 09 Mars 2006.

Le thé chinois (suite et fin)

Dans mon article du 06/003/06, je vous apportais des informations sur l’histoire du thé chinois.

De son apparition dans la vie des chinois comme simple herbe amère au huitième siècle avant notre ère, à la place noble qu’elle occupe aujourd’hui.

Je vous avais également présenté les différentes familles de thé que les chinois répartissent en six catégories :

  • Thé jaune
  • Thé blanc
  • Thé vert
  • Thé noir (dragon noir)
  • Thé rouge
  • Thé aux fleurs

 Dans mon nouvel article consacré au thé chinois, je vous apporterais des informations sur le conditionnement et la préparation du thé en chine.

 III. Le conditionnement

 À l'achat, le thé se présente sous plusieurs formes. La partie la plus noble est le dernier bourgeon, duveteux et argenté. Plus on s'en éloigne, moins le thé est fin ; de même, une feuille entière et non cassée produit un thé plus délicat, moins tannique. Certains termes décrivent la présentation des feuilles :  

  1. le bourgeon duveteux : il s'agit de la dernière feuille, la plupart du temps recouverte de duvet. Dans certains cas, les trois premières feuilles, bourgeon compris, sont utilisées.
  2. La feuille, peut être travaillée enroulée dans le sens de la longueur, torsadée, en spirale, entière ou brisée.
  3. La feuille enroulée en perle : connu en Occident sous le nom de Gunpowder ; ce thé, la principale exportation de thé chinoise, n'est pas destiné à être consommé nature. Il est principalement vendu aux Maghrébins pour leur préparation du thé à la menthe ou à l'absinthe.
  4. Le thé compressé : c'est un conditionnement qui permet la conservation et le transport de thé susceptibles de ne pas souffrir des contraintes que subit la feuille , vers des contrées difficiles d'accès (comme le Tibet). Ce sont des thés noirs pour la plupart, ou bien verts. 

IV. Les préparations 

Le thé chinois se prépare de deux manières, selon sa couleur : aux thés fragiles, jaunes, blancs et verts, est réservée la préparation en zhōng, aux thés plus vigoureux (du wūlóng au thé noir) celle dite 工夫茶 gōngfū chá. Chacune possède ses particularités et les deux un point commun :

Le thé est toujours rincé rapidement à l'eau chaude, qui doit être pure, une première fois, afin de le débarrasser des impuretés et de préparer son hydratation : 

  1. Préparation en zhōng 

Le zhōng est une tasse sans anse munie d'un couvercle et d'une soucoupe. Son nom serait une déformation d'un verbe chōng, « verser de l'eau, faire du thé, rincer », en référence à l'usage spécifique de cette tasse. 

L'utilisation d'un zhōng est simple : les feuilles (2g de thé) sont déposées dans la tasse, recouvertes d'eau froide (selon la fragilité du thé et la température à obtenir ; généralement un tiers de la tasse) puis d'eau chaude, qui ne doit pas dépasser, pour la majorité des thés que l'on prépare ainsi, 60 à 70° une fois mêlée à l'eau froide. En maintenant le couvercle, l'on jette rapidement cette première eau : le thé est rincé. Il suffit de recommencer l'opération mais sans jeter l'eau par la suite, le thé n'étant rincé qu'une seule fois. Le couvercle sert aussi à remuer les feuilles et refroidir l'infusion, qui peut durer plusieurs minutes, et l'on boit en l'inclinant tout en le maintenant sur la tasse, de manière à filtrer les feuilles. L'on fait infuser les feuilles deux à trois fois, en jouant sur le temps d'infusion, qui est généralement plus court. La tasse se doit d'être blanche, de manière à ce que l'on puisse admirer la teinte de l'infusion.

Il serait hors de question d'infuser dans une théière un thé fragile, qui cuirait ; le thé vert ainsi cuit possède une amertume, un goût d'herbe désagréables et son âcreté, lorsqu'il est mal préparé, est aux antipodes des saveurs qu'il recèle.  

  1. Préparation 工夫茶 gōngfū chá 

Il faut noter que la préparation en 工夫茶 gōngfū chá n'est pas une cérémonie mais une méthode :

Le 工夫茶 gōngfū chá est simplement une méthode permettant d'obtenir le meilleur du thé, de même qu'en Occident les œnologues utilisent certains verres et un vin préparé par une ventilation suffisante, à la température voulue, pour déguster les grands crus.

Le même thé peut ainsi être infusé plus d'une dizaine de fois, l'infusion, dont le temps va varier, donnant alors des senteurs différentes. En règle générale, l'on sait que le thé est infusé quand la goutte qui perle au bec de l'宜興()() Yíxìnghú est rentrée entièrement, ce qui reste un phénomène fascinant, le thé semblant se rétracter. Les premières infusions peuvent ne durer que quelques secondes, les dernières plus d'une heure pour certains 黑茶 hēi chá.

zeng | 10 h 27 | Rubrique : La Chine "la Culture" 中国文化篇

Permalien | un commentaire

Lundi 06 Mars 2006.

Le thé chinois

I. La plante

Véritable institution en Chine, le thé n'a pas, comme chez nous, le statut de simple boisson d'agrément. C'est, à l'instar des vins français, autant un art qu'un fleuron de la gastronomie.

Le thé se boit en compagnie, dans les maisons de thé, ou les jardins de thé, chez soi, ou seul.

Les Chinois, au huitième siècle avant notre ère, nommaient indifféremment un certain nombre de plantes amères par le vocable 荼 tú, au nombre desquelles l'on peut compter le thé. La boisson obtenue par infusion, agrémentée de diverses plantes aromatiques, comme le gingembre et la ciboule, s'apparentait plus à un bouillon. La plante a été distinguée des autres plus tard, et s'est appelée 檟苦荼jiǎkǔtú (où 苦 signifie « amer »).

Il faut attendre la fin du huitième siècle de notre ère pour que le mot 茶 chá s'impose et en vienne à désigner non plus le bouillon amer parfumé aux épices et herbes aromatiques mais la boisson « noble » bue nature.

II. Les familles de thé

Les Chinois répartissent le thé en six catégories, dont les noms sont tirés de la couleur de l'infusion et non de la feuille ; cette couleur révèle le taux de fermentation des feuilles, soit, dans l'ordre croissant :

  • 『黃茶』huáng chá (thé jaune) ; les plus fins et souvent les plus rares des thés. Très délicats, ils subissent une légère fermentation à l'étouffée et leurs feuilles ne sont pas travaillées. Seuls les bourgeons duveteux sont utilisés.
  • 『白茶』bái chá (thé blanc) ; à l'instar des thés jaunes, ce sont des thés très délicats qui, eux, ne subissent aucune fermentation. Les trois premières feuilles, dont le bourgeon, peuvent être présentes, toujours entières. Elles sont séchées à l'air.
  • 『綠(绿)茶』 lǜ chá (thé vert) ; ces thés ne subissent aucune fermentation et sont la plupart du temps composés de bourgeons ou de jeunes feuilles. Ce thé est travaillé, les feuilles subissant diverses opérations (réchauffage à 100°, par exemple).
  • 『烏龍(乌龙)茶』 wūlóng chá (thé « dragon noir », orthographe courante : oolong ; ce thé est couramment désigné sous le vocable 青茶 qīng chá « thé bleu-vert ») ; le nom de ce type de thé vient de la couleur de la feuille et non de l'infusion. Ce sont des thés dits « semi-fermentés » car leur fermentation varie de 12 à 65%. Les feuilles sont souvent entières.
  • 『紅(红)茶』 hóng chá (thé rouge) ; ils sont fermentés à 100% ; les feuilles utilisées peuvent être brisées pour les thés de moindre qualité.
  • 『黑茶』 hēi chá (thé noir) ; ce sont des thés entièrement fermentés ayant subi une post-fermentation de plusieurs années (à titre indicatif, l'auteur possède un 六堡茶 Liùbǎo chá de 1958), des thés de garde. Très coûteux, ils ne sont connus la plupart du temps des Occidentaux que par les copies dont la R.P.C. abreuve les marchés extérieurs – pâles reflets fades dont la post-fermentation ne dépasse pas quelques jours – vendus en supermarchés sous les appellations frauduleuses de 普洱 Pǔ’ěr ou de 磚(砖)茶 tuóchá.
  • 『花茶』 huāchá (thé aux fleurs) ; ce n'est, à proprement parler, pas un type de thé, car le thé agrémenté de parfums de fleurs auxquelles il a été mêlé (ou, pour les thés médiocres et commerciaux, recouvert d'essence) peut être de couleurs diverses. Le thé au jasmin, 茉莉花茶 mòli huāchá, dans ses versions les plus raffinées, peut être composé d'un thé blanc parfumé, aux saveurs très délicates. Les thés noirs parfumés aux fleurs sont les plus répandus, le plus souvent aussi les plus médiocres quand ils sont construits sur des poussières de feuilles auxquelles une essence quelconque a été rajoutée. Un bon thé parfumé doit l'être par le contact avec des fleurs fraîches, et non grâce à une essence.

Et toi, tu es plutôt thé jaune ou thé blanc?

zeng | 00 h 05 | Rubrique : La Chine "la Culture" 中国文化篇 | Màj : 06/03/06 à 11 h 10

Permalien | aucun commentaire

Jeudi 26 Janvier 2006.

Nouvel an chinois

Mais c'est ce weekend!!

Le nouvel an chinois est le 29 Janvier pour l'année 2006, et sera l'année de chien. l'année du chien

Comment se fête le nouvel an chinois?

La veille du Nouvel An et les 3 jours qui suivent sont des jours fériés. Mais dans plusieurs branches d'activité, la fête dure une semaine entière. Les seuls établissements ouverts durant cette période sont les théâtres et les restaurants. La vie économique du pays reprend le 8e jour du nouvel an, mais l'ambiance festive continue jusqu'à la Fête des Lanternes, au 15e jour du premier mois de l'année.

En Chine, la célébration du Nouvel An varie d'une province à l'autre. Mais certains rites et coutumes sont adoptés par tous les Chinois, qu'ils résident au Nord ou au Sud, dans le pays ou à l'étranger.

 

Tout d'abord, pas de Nouvel An sans pétards. Ceux-ci détonent pratiquement sans discontinuer pendant toute la journée, et de façon sporadique durant une semaine entière.

  • Les Chinois aiment coller un peu partout dans la maison des messages de bon augure écrits sur du papier rouge. Deux sentences parallèles rédigées en parfaite calligraphie ornent les 2 côtés de la porte d'entrée. La jarre de riz est souvent surmontée d'une pancarte portant les mots "Toujours pleine!". Des offrandes aux différents Génies font partie du rituel du Jour de l'an. On rend hommage aux ancêtres décédés et fête l'arrivée du nouveau Génie du Foyer en plaçant son image dans la cuisine
  • zeng | 23 h 49 | Rubrique : La Chine "la Culture" 中国文化篇 | Màj : 27/01/06 à 09 h 36

    Permalien | aucun commentaire

    Version  RSS 1.0   RSS 2.0 

    :: design laurent ::