中法双语博客 Un blog bilingue
Dans mon article du 06/003/06, je vous apportais des informations sur l’histoire du thé chinois.
De son apparition dans la vie des chinois comme simple herbe amère au huitième siècle avant notre ère, à la place noble qu’elle occupe aujourd’hui.
Je vous avais également présenté les différentes familles de thé que les chinois répartissent en six catégories :
Dans mon nouvel article consacré au thé chinois, je vous apporterais des informations sur le conditionnement et la préparation du thé en chine.
III. Le conditionnement
À l'achat, le thé se présente sous plusieurs formes. La partie la plus noble est le dernier bourgeon, duveteux et argenté. Plus on s'en éloigne, moins le thé est fin ; de même, une feuille entière et non cassée produit un thé plus délicat, moins tannique. Certains termes décrivent la présentation des feuilles :
IV. Les préparations
Le thé chinois se prépare de deux manières, selon sa couleur : aux thés fragiles, jaunes, blancs et verts, est réservée la préparation en 盅 zhōng, aux thés plus vigoureux (du wūlóng au thé noir) celle dite 工夫茶 gōngfū chá. Chacune possède ses particularités et les deux un point commun :
Le thé est toujours rincé rapidement à l'eau chaude, qui doit être pure, une première fois, afin de le débarrasser des impuretés et de préparer son hydratation :
Le 盅 zhōng est une tasse sans anse munie d'un couvercle et d'une soucoupe. Son nom serait une déformation d'un verbe 盅 chōng, « verser de l'eau, faire du thé, rincer », en référence à l'usage spécifique de cette tasse.
L'utilisation d'un 盅 zhōng est simple : les feuilles (2g de thé) sont déposées dans la tasse, recouvertes d'eau froide (selon la fragilité du thé et la température à obtenir ; généralement un tiers de la tasse) puis d'eau chaude, qui ne doit pas dépasser, pour la majorité des thés que l'on prépare ainsi, 60 à 70° une fois mêlée à l'eau froide. En maintenant le couvercle, l'on jette rapidement cette première eau : le thé est rincé. Il suffit de recommencer l'opération mais sans jeter l'eau par la suite, le thé n'étant rincé qu'une seule fois. Le couvercle sert aussi à remuer les feuilles et refroidir l'infusion, qui peut durer plusieurs minutes, et l'on boit en l'inclinant tout en le maintenant sur la tasse, de manière à filtrer les feuilles. L'on fait infuser les feuilles deux à trois fois, en jouant sur le temps d'infusion, qui est généralement plus court. La tasse se doit d'être blanche, de manière à ce que l'on puisse admirer la teinte de l'infusion.
Il serait hors de question d'infuser dans une théière un thé fragile, qui cuirait ; le thé vert ainsi cuit possède une amertume, un goût d'herbe désagréables et son âcreté, lorsqu'il est mal préparé, est aux antipodes des saveurs qu'il recèle.
Il faut noter que la préparation en 工夫茶 gōngfū chá n'est pas une cérémonie mais une méthode :
Le 工夫茶 gōngfū chá est simplement une méthode permettant d'obtenir le meilleur du thé, de même qu'en Occident les œnologues utilisent certains verres et un vin préparé par une ventilation suffisante, à la température voulue, pour déguster les grands crus.
Le même thé peut ainsi être infusé plus d'une dizaine de fois, l'infusion, dont le temps va varier, donnant alors des senteurs différentes. En règle générale, l'on sait que le thé est infusé quand la goutte qui perle au bec de l'宜興(兴)壺(壶) Yíxìnghú est rentrée entièrement, ce qui reste un phénomène fascinant, le thé semblant se rétracter. Les premières infusions peuvent ne durer que quelques secondes, les dernières plus d'une heure pour certains 黑茶 hēi chá.
zeng | 10 h 27 | Rubrique : La Chine "la Culture" 中国文化篇
I. La plante
Véritable institution en Chine, le thé n'a pas, comme chez nous, le statut de simple boisson d'agrément. C'est, à l'instar des vins français, autant un art qu'un fleuron de la gastronomie.
Le thé se boit en compagnie, dans les maisons de thé, ou les jardins de thé, chez soi, ou seul.
Les Chinois, au huitième siècle avant notre ère, nommaient indifféremment un certain nombre de plantes amères par le vocable 荼 tú, au nombre desquelles l'on peut compter le thé. La boisson obtenue par infusion, agrémentée de diverses plantes aromatiques, comme le gingembre et la ciboule, s'apparentait plus à un bouillon. La plante a été distinguée des autres plus tard, et s'est appelée
Il faut attendre la fin du huitième siècle de notre ère pour que le mot 茶 chá s'impose et en vienne à désigner non plus le bouillon amer parfumé aux épices et herbes aromatiques mais la boisson « noble » bue nature.
Les Chinois répartissent le thé en six catégories, dont les noms sont tirés de la couleur de l'infusion et non de la feuille ; cette couleur révèle le taux de fermentation des feuilles, soit, dans l'ordre croissant :
Et toi, tu es plutôt thé jaune ou thé blanc?
zeng | 00 h 05 | Rubrique : La Chine "la Culture" 中国文化篇 | Màj : 06/03/06 à 11 h 10
Mais c'est ce weekend!!
Le nouvel an chinois est le 29 Janvier pour l'année 2006, et sera l'année de chien. 
Comment se fête le nouvel an chinois?
La veille du Nouvel An et les 3 jours qui suivent sont des jours fériés. Mais dans plusieurs branches d'activité, la fête dure une semaine entière. Les seuls établissements ouverts durant cette période sont les théâtres et les restaurants. La vie économique du pays reprend le 8e jour du nouvel an, mais l'ambiance festive continue jusqu'à la Fête des Lanternes, au 15e jour du premier mois de l'année.
En Chine, la célébration du Nouvel An varie d'une province à l'autre. Mais certains rites et coutumes sont adoptés par tous les Chinois, qu'ils résident au Nord ou au Sud, dans le pays ou à l'étranger.
Tout d'abord, pas de Nouvel An sans pétards. Ceux-ci détonent pratiquement sans discontinuer pendant toute la journée, et de façon sporadique durant une semaine entière. |
zeng | 23 h 49 | Rubrique : La Chine "la Culture" 中国文化篇 | Màj : 27/01/06 à 09 h 36